FatoInfo n°37/38

J’ai l’honneur d’écrire cet éditorial sur le Congrès de la FATO 2016 qui s’est tenu à Lomé au Togo.
L’invitation de Masse pour que je l’écrive est un exemple de l’hospitalité qu’il m’a accordée durant le congrès et de son engagement à sensibiliser à la nécessité d’une bonne prestation de services de fauteuil roulant à travers l’Afrique.

Le Congrès de la FATO a été un succès énorme par de nombreuses mesures et les organisateurs et les sponsors devraient être applaudis pour avoir invité un large éventail de conférenciers, en organisant des sessions parallèles et en gardant tout le monde sous pression pendant toute la semaine.

De loin, la partie la plus mémorable du congrès de la FATO a été le niveau d’énergie du public – poser des questions difficiles et, dans de nombreux cas, encourager les présentateurs à continuer à conduire le changement dans les pays qu’ils représentaient.

Sous-tendant ces questions la passion du public était à l’impact des politiques, des services et de la formation pour améliorer la vie des personnes qui ont besoin d’assistance en technologies de la santé.

Alors que les intervenants ont souligné les réussites et les défis dans leur propre pays, la FATO a assumé le rôle stimulant et progressif du suivi de ces acquis grâce à leur programme de surveillance avec un objectif clair d’amélioration de l’Afrique.

Je voudrais remercier tout particulièrement Peter Mbuguah de Motivation Afrique qui a coordonné les sessions sur les fauteuils roulants et m’a invité à parler de la Société Internationale des Professionnels de Fauteuil Roulant (ISWP).

Bien que l’ISWP ait été récemment fondée en 2015 pour aider à professionnaliser le secteur mondial des fauteuils roulants, de nombreuses organisations se sont engagées à atteindre le même objectif pendant de nombreuses années.

Il est important de noter que cette année marque le 10e anniversaire de la Conférence de consensus sur les fauteuils roulants pour les pays en développement qui a été soutenue par l’USAID, l’OMS et l’USAID et a contribué à catalyser les changements dans le secteur des fauteuils roulants.

Il est important de faire le point sur les progrès accomplis au cours de la dernière décennie, ainsi que de dresser la liste des progrès à accomplir.

Peu après la conférence de consensus, l’OMS a publié des lignes directrices sur les dispositions de fauteuils roulants manuels (2008), suivi d’une série de modules de formation (de base – 2012; Intermédiaire – 2013, les gestionnaires et les parties prenantes – 2015) qui ont été tous pris en charge par
l’USAID et développés par un groupe d’experts techniques.

Ces investissements de base de l’USAID, de l’OMS et des organismes de soutien ont contribué à définir les meilleures pratiques pour la prestation de services de fauteuil roulant et pour la formation connexe.

Ces publications ont été adoptées par des organisations du monde entier qui les ont utilisées et modifiées dans leur contexte. Ces gains ont été substantiels et constituent une base solide pour l’avenir. Dans les 10 prochaines années, il faudra se concentrer sur la mesure de la façon dont ces matériaux ont influé sur les utilisateurs de fauteuils roulants, tant en ce qui concerne l’ampleur de l’impact que les gains réels en termes de qualité de vie.

Cela nous permettra d’attirer l’attention sur de nombreuses régions où il n’y a pas de prestataires de services bien formés, ainsi que de réviser le matériel afin de maximiser l’impact sur les utilisateurs de fauteuils roulants.

Le programme de surveillance de la FATO en Afrique est un exemple de la manière dont ces mesures peuvent être effectuées et est une des raisons pour lesquelles ISWP est fière de devenir membre de la FATO; Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer étroitement à l’avenir. Beaucoup d’entre nous savons que les réunions parallèles et les pauses sont parfois les plus productives lorsque nous assistons à des congrès. C’est le cas de la FATO, où j’ai eu l’occasion de rencontrer mes collègues et de rencontrer de nouveaux contacts.

Je tiens à remercier tout particulièrement Claude Tardif du CICR et Nicky Seymour de Motivation Afrique qui ont contribué à faire ces présentations et à mettre en place une série de réunions parallèles qui ont contribué à faire avancer les initiatives d’ ISWP.

Contact
Jon Pearlman
Directeur ISWP

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